Patrick Barnelli, un auteur... Ses textes.

Patrick Barnelli, un auteur... Ses textes.

Objet du blog

Le but de ce blog est de publier régulièrement une à deux pages par semaine de mon roman en chantier,

à vous de me dire ce que vous en pensez et qui sait peux être que ce future roman sera le roman des lectrices ?

Donc n hésitez pas de faire des commentaires.

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1er Roman : Rue Saint FlochPosté par Patrick BARNELLI dim, mai 31, 2009 22:27:51

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Cette génération a vu son enfance se détruire sur les malheurs des autres comme si ces gosses étaient tenus comme responsables de ces dramatiques événements du moment. Comme pour se rassurer, on demandait à ces mômes des réponses que mêmes les adultes ne trouvaient pas eux-mêmes. Les adultes voulaient savoir ce que ces gosses pensaient de tous ces malheurs et désordres de notre planète et gare à celui qui s'en fichait ou qui était sans opinion. Alors qu'on ne s'étonne pas que cette génération n'ait pas envie de faire des enfants. Car finalement les enfants sont juste conçus pour réparer les gaffes des adultes ! C'est dans cet environnement que les gosses de cette génération ont dû essayer de grandir !

A la maison, c'était l'autorité parental, une bonne fois pour toute, qui définissait ce qui était bien pour les gosses, leurs habits, leurs jeux choisit par les parents, la coupe de cheveux très court pour les garçons et long pour les filles, si cela était de la volonté des parents que leurs enfants aient les cheveux coupe 'La boule à zéro' alors c'était bien pour les enfants, tout était réglé, organisé. Il n'était surtout pas question de parler de mode. D'ailleurs, les Beatles étaient un groupe d'une duré de vie très courte selon l'avis très avisé de monsieur l'abbé. Et lorsque l'autorité des parents était moins présente, c'était les enseignants qui prenaient le relais en y remettant une couche de leur moral.

C'était à l'école que les enfants moins favorisés sentirent pour la première fois leurs infériorités, ou plutôt qu'on allait leur faire savoir à quel rang et à quelle catégorie d'être humain ils appartenaient. Le rang où ils devront, en principe rester toute leur vie. Une espèce de hiérarchie naturelle s'établit à ce moment là : les forts, les faibles, les riches, les pauvres, les petits génies et les moins doués, les exclus et ceux qui excluent les autres au nom d'une morale, d'une religion, ou tous autres principes imposé par des gens qui osent parler de démocratie, d'égalité, de fraternité, des droits de chacun. Chacun établi ses règles, celles qui l'avantageront le plus. C'est à l'école qu'on apprend pourquoi on est exclu par les "bons niveaux" ceux d’en haut. On est gosse de pauvre, pas le sou pour les livres et les beaux cahiers. Tout est de récupération, tout est de seconde main ! Il n'y a qu'un seul pouvoir, celui de l'argent qui permet beaucoup, et déjà le fait de se faire respecter, ou pas ! Les gosses de riche ne s'en rendaient pas compte, pour eux c'est naturel qu'il y ait des rois et des serviteurs.

Il y avait certains jours, au cours de l'année, où c'était plus difficile à supporter pour certains élèves que pour d’autres, parler de vacances lorsqu'on est resté deux mois à la maison, à traîner dans les rues cela demandait de la dextérité devant ceux qui étaient partis loin pour voir la mer. Parler de la nuit de Noël lorsque qu'on a assisté à une terrible scène de ménage où des huissiers ont embarqué vos biens cela demande de l'imagination. Parler des cadeaux somptueux de Saint Nicolas lorsque qu'on n'avait que ces yeux pour pleurer nécessite une confiance en la justice qui réglera un jour ces comptes ! Et puis lorsqu'on va à l'école toujours avec les mêmes vêtements, usés, rapiécés, on n'a plus envie d'être un gosse et on veut déjà devenir un adulte pour essayer de mettre un terme honorable à cette situation misérable héritée à la naissance.

La soeur supérieur entra dans la classe, tous les élèves se levèrent selon le respect et surtout selon la tradition, en fait on leur avait dit de faire ainsi et il n'était surtout pas question de désobéir car la règle en bois était toujours à porter de mains de l'enseignante qui la maniait avec une habilitée sadique. Et lorsque sa règle n'était pas en vue elle avait pris l'habitude de lancer un effaceur, cet ustensile en bois dont une face était recouverte d'une matière de toile afin d'effacer la craie blanche sur le tableau noir. La soeur supérieur avait les bras croisés et ses mains étaient dans ses larges manches qui lui servaient en hiver de manchon. Sur un ton froid elle leur dit : « - Mes enfants, en cette période de Carême vous devrez tous allez chez monsieur le curé pour vous confessez... »

Et comme par enchantement voilà tous ces enfants qui se sentaient coupable pour les fautes qu'ils ne savaient même pas avoir commises ! C'était peut-être cette mauvaise guerre au Viêt-nam qu'on leur reprochait ? Ou cette famine au Bangladesh ? Quelle punition allaient-ils avoir pour cela ? Car si la punition est à la mesure de la faute ils ne pourront plus s'asseoir pendant au moins plusieurs mois. Et, finalement, l'addition était de trois : ‘'Je vous salut marie’', quatre ‘'Ave'’ et six ‘'Notre Père’'... Mais avec, ou sans, prière là-bas, au Viêt-nam, c'était toujours la guerre ! Ou la famine !

Une école fonctionne comme la société : Tout est imposé, rien n'est suggéré ! Du moins à cette époque là ! Ce n’était certainement pas un monde parfait, mais à cette époque là, il y avait moins de violence, et les enfants respectaient les adultes …

(à suivre ...)

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1er Roman : Rue Saint FlochPosté par Patrick BARNELLI ven, mai 08, 2009 21:15:15

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Et, finalement, il y a les gosses pour qui le premier jour d'école est important. Parmi eux, il y a ceux qui seront très probablement futurs professeurs, ministres, flics, ou voyous, pharmaciens, artistes, pilotes, soldats, prostituées, et osons le dire ‘’chefs d'entreprises potentiels’’ potentiellement rentable pour leurs propres intérêts individuel. Bref des enfants qui feront ces métiers pour faire comme leur papa, comme leur maman.

Bien évidement ces mômes ne comprennent pas pourquoi ils ont eu droit à cette incarcération scolaire arbitraire, ressenti par certain comme un lâche abandon des parents indignes. Pour d'autres bambins, au contraire, cette journée est une réelle délivrance des parents trop présents à leur idée. Ces gosses se sentent enfin libre sans parents pour leur interdire de jouer avec qui leur plaît et comme il leur plaît. Quitte à se rouler par terre sur la terre par jeu et tacher leurs vêtements, écorcher leurs genoux, en s’éclater les poumons d’un rire sincère, prix de leur liberté.

Et puis, au coup de sonnette, commence le calvaire : marchez en rang ! En silence !... Au pas !... Prenez vos cahiers !... Taisez-vous !... Dites : Oui au maître !... Et dire tout cela est fait pour le bien être des enfants, même si ceux-ci n'ont rien demandé.

On apprend tout à l'école, mais on n’apprend pas aux enfants à être des enfants, on leur pause des tas de questions importantes et graves, on attend d'eux des réponses que les adultes ne trouvent même pas eux-mêmes !

Déjà à cette époque, dans les années soixante, les enfants étaient submergés d'images cruelles accompagnées de commentaires d'un journaliste froid, impersonnel, moralisateur qui vous regardait droit dans le blanc des yeux comme pour vous demander sur un ton glacial, quel mal avez vous fait pour que tant de malheurs arrivent ! Il vous parle de la guerre aux Viêt-nam, des famines au Bangladesh, ou du Sahel. Ce journaliste en rajoute sur la guerre froide entre les deux grands blocs, où vous ne représentez rien, et lorsque vous croyez qu'il va vous laisser finir votre soupe il parle de Kennedy, ou bien à propos de l’invasion imminente d'extraterrestres, ou encore à propos du racisme... De la dette publique du gouvernement, sur le nombre croissant de chômeurs, ou les problèmes de surpopulation, la drogue. Bref, vingt ans plus tard, trente ans plus tard questions qui sont toujours d'actualités ! Le métier de journaliste consiste à parler toujours des mêmes problèmes sans jamais chercher de solutions ! Finalement, ils contribuent pour une bonne part au pessimisme ambiant ! Le plus beau métier du monde pour s’acheter une belle conscience sans risque.

[...]

(à suivre ...)

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Lecture

InfoPosté par Patrick BARNELLI mer, avril 29, 2009 21:58:36

Bonsoir,

Une copine rencontrée au hasard d’Internet m’a parlé d’un auteur qui publie ses textes sur son blog. Après avoir été lire ses textes, je voulais partager cette lecture avec vous, je pense que vous ne serez pas déçu.

Le blog se trouve à l’adresse suivante : http://messageinabottle.centerblog.net/

Bonne lecture

Patrick BARNELLI

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1er Roman : Rue Saint FlochPosté par Patrick BARNELLI mer, avril 15, 2009 20:14:23

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Ensuite, il y a les autres, ces parents qui ne disent rien à leurs mômes, ceux qui par expérience ou par méfiance, préférant la jouer sur l'effet de surprise. Et le jour ‘J’, dare-dare, ils tirent du lit leurs gosses pour leur coller un cartable ridicule sur le dos, avec des cahiers tout neuf, les quadrillés et les pas quadrillés, et les cahiers à lignes et les pas à lignes, la boite de crayons de couleurs mâchonnées de l’année passée qui ont déjà servi aux frères ou aux sœurs. Ces petits bouts d’choux devaient se contenter de regarder cette boite de crayons de couleurs sans pouvoir les utiliser, sans pouvoir y toucher car ils étaient réservés pour l'école comme la gomme grise et usée ainsi que le porte-plume sans oublier la belle boite métallique à tartine. Après avoir rempli le cartable de cet assortiment d'accessoires, les parents finissent par pousser leurs gosses vers la rue. Là, à la rue, les gosses surpris et à moitié éveillés suivent le mouvement qui les conduit invariablement à l'école. Ils réalisent seulement qu’ils se sont faits, piéger !

Certains parents accompagnent leurs enfants et là en rue, passent par là, ils disent : « - Tient, une école !... Tient, la porte est ouverte !... Tient, et si on allait voir ce qui s'y passe ? Tu m'attends ici, je vais chercher le journal ... ». Piégé le gosse.

Le premier jour d'école est important aussi pour les professeurs, ils veulent refaire le monde, un monde qu'ils idéalisent aux cours des années. En effet, pour eux aussi, c'est important ce premier jour de classe. Pour d’autres raisons, certains enseignants sont aussi paniqués que les élèves, mais eux c’est par cette lourde et ingrate responsabilité qui leur incombe de devoir éduquer des enfants afin de les préparer à tenir un rôle dans la société du futur.

Certains enseignants sont marqués par leur profession à un point tel qu'ils ne pourraient pas en changer. Et puis les autres qui voudraient changer de métier mais sont obligés de poursuivre leur carrière en attendant mieux. Par exemple : pour eux la simple odeur de la mandarine, et ils se voient envahir par un stress injustifié et ils sont pris par des tics nerveux incontrôlables.

(à suivre ...)

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Marie Claude De Sère

InfoPosté par Patrick BARNELLI ven, avril 10, 2009 09:14:45

Bonjour,

L’auteur Marie Claude De Sère me communique la sortie de son nouveau livre : "Manger Sa Vie: ou comment mettre un frein aux troubles de l'alimentation." Ce livre aborde la question des troubles de l'alimentation, sujet d'actualité.

Ce livre est disponible en librairie depuis ce jour (10/04/2009) et si votre libraire favoris ne l’a pas il se fera un plaisir de le commander.

J'en profite pour souhaiter beaucoup de succès à ce nouveau livre et à son auteur. Vous pourrez en savoir plus sur l'auteur en visitant son blog :

http://mcdeseve.spaces.live.com/default.aspx

Avec toutes mes amitiés,

Patrick BARNELLI

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